la chaleur, ça tue: se protéger en cas de canicule
Supprimer les expositions inutiles
Le jardin, le sport, ne sont plus d’actualité. Les courses non urgentes, non plus. Le travail est à réévaluer avec soin, selon des règles de bon sens : si vous travaillez en extérieur, c’est votre vie qui est en jeu. Ne laissez jamais un enfant ou une personne âgée seul dans une voiture, même le temps d’une course.
Rafraîchir l’environnement et le corps autant que possible
Boire très régulièrement — sans attendre d’avoir soif. La soif est un signe tardif, surtout chez les personnes âgées. Viser 1,5 à 2 litres par jour (adulte) , davantage si vous transpirez. Évitez l’alcool et limiter le café.
Manger, des protéines en particulier. Remettre une salière sur la table : transpirer fait perdre du sel, et cette perte aggrave les crampes et peut favoriser la confusion.
Mouiller le corps régulièrement : spray d’eau, serviette humide autour du cou, douche. Si vous sortez en extérieur, vêtements couvrants et mouillés très régulièrement, chapeau, écran solaire sur les parties découvertes.
Protégez votre intérieur : n’ouvrez que si la température extérieure est plus basse qu’à l’intérieur — c’est-à-dire actuellement en France, entre 5 h et 7 h du matin. Mouillez à ce moment vos pavés, votre terrasse si vous en avez, étendez du linge humide pour gagner quelques degrés : quand les fenêtres sont ouvertes ou devant un ventilateur. Le ventilateur seul ne suffit plus au-delà de 35 °C — il souffle alors de l’air chaud sur la peau et peut aggraver la situation.
La nuit est souvent le point faible des canicules prolongées : si la température ne descend pas assez, le corps ne récupère pas. Surveillez les nuits autant que les journées.
Populations particulièrement vulnérables Redoublez de vigilance pour les personnes âgées, les nourrissons et jeunes enfants, les personnes obèses, et celles atteintes de maladies chroniques (insuffisance cardiaque, rénale, diabète). Ce sont eux qui paient le plus lourd tribut lors des canicules.
Réévaluer vos traitements, et ceux de vos proches
i vous prenez des médicaments pour la tension : vérifiez que la tension n’a pas trop baissé.
Si vous, ou un proche, prenez des médicaments à visée psychologique : cela peut rendre plus sensible à la chaleur. Soyez d’autant plus prudent.
Si vous prenez une statine : les risques d’atteinte musculaire augmentent. Au moindre doute (crampes inhabituelles ou douleurs), il vaut mieux l’interrompre.
Repérez les signes préoccupants, et les signes d’urgence.
Maux de tête, malaise général modéré : l’épuisement par la chaleur
requiert le repos, l’hydratation, le rafraîchissement (tamponner avec linge humide). Ne pas se réexposer avant 48 h.
Le coup de chaleur : un risque mortel.
Vomissements, frissons, confusion, température élevée, dire ou faire « n’importe quoi » : faire la même chose + appel au 15 (SAMU) ou au 18 (pompiers)